Croix de Scientologie Théologie et pratique d'une religion contemporarine Scientologie
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Un ouvrage de référence présenté par l'Église de Scientologie Internationale Accueil
Table des Matières
Le credo de l'Église de ScientologieIntroduction
Chapitres
Chapitre un Définir la religion dans une société pluraliste
Chapitre Deux La Doctrine de la Scientologie
Chapitre Trois Les Pratiques religieuses de la Scientologie
Chapitre Quatre Écritures et symboles de la religion de la Scientologie
Chapitre Cinq Les Organisations de Scientologie
Chapitre Six Les oeuvres sociales des scientologues
Chapitre Sept L. Ron Hubbard Fondateur de la Scientologie
Appendices
Liste des églises et missions de Scientologie
Bibliographie


Heureusement, avec l’internationalisation graduelle de la société contemporaine et la floraison de formes variées d’expression religieuse en Occident, les philosophes et autres penseurs se sont aperçus qu’il était difficile d’appliquer l’approche doctrinale à des religions dont les fondements échappaient à la tradition judéo-chrétienne. De cette prise de conscience a finalement découlé l’adoption d’un point de vue plus éclairé. Le préjugé inhérent à la définition traditionnelle de la religion était particulièrement évident dès lors qu’il s’agissait de religions indigènes ou orientales, la plupart d’entre elles n’ayant ni dieu, ni être suprême – sans parler d’un dieu créateur personnel – ou ayant tendance à considérer la religion comme partie intégrante de la vie de tous les jours.

À vrai dire, dans de nombreuses religions indigènes, les croyances sont très peu structurées ; certaines religions orientales telles que le bouddhisme zen et la bhakti hindoue considèrent la doctrine comme accessoire, voire comme une entrave à ce que les croyants devraient en fait pratiquer. De plus, qui pourrait nier la religiosité du bouddhisme Theravada et du jaïnisme, qui n’ont pas d’être suprême mais qui existaient tous deux, cinq siècles avant le christianisme ? Et qu’en est-il des nombreuses sectes hindoues qui subordonnent clairement leurs dieux, pourtant nombreux au but ultime, qui est l’union du « moi » à l’« absolu » ? Et du taoïsme, qui ne peut pas se définir mais se « discerne » ? Ou enfin du confucianisme, où la force de caractère est une fin, et la sagesse le moyen d’y parvenir ?

Les théologiens modernes admettent désormais que la définition de religion doit être objective et ne peut reposer sur des concepts issus d’une tradition particulière. Il est certain que le recours à une définition qui favorise une tradition religieuse particulière mène à une discrimination à l’encontre des autres religions, comme l’ont prouvé des persécutions religieuses à divers degrés. Afin d’éviter cela, les experts ont élargi leur point de vue, pour arriver à ce que Bryan Wilson, professeur émérite en sociologie à l’université d’Oxford, appelle « des définitions éthiquement neutres » de la religion, qui procèdent « d’éléments désormais acceptés comme constituant la religion, indépendamment de la substance des croyances, de la nature des pratiques elles-mêmes, ou du statut officiel des personnes à leur service ». Cela permet une interprétation équitable et non tendancieuse des croyances et des pratiques d’une religion.

Toujours est-il qu’il existe une myriade de manières de définir la religion. Dernièrement, la tendance est d’analyser les différentes religions à la lumière de la « religion comparée ». Cette école de pensée entend appréhender la religion par la comparaison de ses éléments constituants dans différentes cultures. Cette approche et le contexte qui a favorisé son adoption sont l’objet de l’exposé qui suit.

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